Cardiologie - Maladie du cœur et des vaisseaux

La cardiologie compte parmi les spécialités médico-chirurgicales du Pôle Santé Sud : elle s'intéresse aux différents troubles et pathologies du système cardiovasculaire, qui regroupe le cœur et les vaisseaux sanguins (artères et veines).

Les praticiens

Les cardiologues sont des médecins diplômés, spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux. Ils exercent tous en secteur 1 sans dépassement d'honoraires.
Ils réalisent le diagnostic et organisent le traitement :
- de la maladie coronaire ( angine de poitrine, infarctus du myocarde...)
- des maladies des valves cardiaques ( rétrécissement aortique, insuffisance mitrale...)
- des troubles du rythme ( syncopes, extrasystoles, fibrillation auriculaire...)
- de l'hypertension artérielle, de l'insuffisance cardiaque et de l'embolie pulmonaire.
Tous les cardiologues ont une activité de consultation, pratiquent des échographies cardiaques et des épreuves d'effort. Certains ont une activité spécifique décrite dans leur profil professionnel.
L'activité de consultation des cardiologues du groupe Cardiomaine est proposée sur deux sites, le Pôle Santé Sud et le cabinet de consultation avenue de Paderborn. Ils réalisent les examens complémentaires et hospitalisent les patients sur le site du Pôle Santé Sud.
Un cardiologue du groupe est de garde sur le site du Pôle Santé Sud 24h/24 7j/7 pour les urgences cardiologiques (douleur thoracique, syncope, infarctus du myocarde, trouble du rythme...). Une astreinte de cardiologie interventionnelle réalisant coronarographies et angioplasties coronaires est assurée en permanence (dilatation coronaire avec implantation de stent en phase aiguë d'infarctus).

Les infrastructures

Une unité de soins intensifs cardiologiques USIC comprenant 14 lits permet d'accueillir les urgences cardiologiques les plus graves tels que l'infarctus du myocarde et l'insuffisance cardiaque aiguë.

Deux unités d'hospitalisation composées d'un total de 50 lits avec surveillance monitorée continue du rythme cardiaque permettent la prise en charge des patients cardiaques.

Au sein du bloc opératoire, est déployé le département de cardiologie interventionnelle.

Le bloc hémodynamique est destiné au diagnostic par coronarographie des affections coronaires nécessitant un traitement par angioplastie (dilatation et pose de stent) ou par pontage coronarien ainsi que des pathologies valvulaires.

Une salle de rythmologie interventionnelle permet le traitement des troubles du rythme (bradycardies et tachycardies ventriculaires, ablation par radiofréquence des voies accessoires,du flutter et de la fibrillation auriculaire, implantation de stimulateur cardiaque et défibrillateur).

Le département de cardiologie interventionnelle du CMCM exerce son activité en association avec le service des urgences et l'unité de soins intensifs cardiologiques. Il collabore avec les autres services d'urgences, le SAMU et les pompiers, à la prise en charge des formes sévères d'urgences cardiologiques.

A la suite de votre séjour, votre praticien pourra vous orienter vers le service d'éducation thérapeutique  pour prendre un rendez vous.

Informations pratiques :

Le stent est un petit dispositif introduit dans une artère lorsqu’elle est bouchée, afin de la maintenir ouverte et parfaitement irriguée par le sang. Il est mis en place lors d’une intervention appelée « angioplastie ».

Comment se présente un stent ?

Le stent est un terme anglais désignant un petit tube constitué d’un fin treillis métallique. Il est aussi appelé endoprothèse coronaire, car il est placé dans l’une des artères coronaires qui irriguent le cœur.

Comment place-t- on un stent ?

N’hésitez pas à rappeler à l’équipe médicale, avant l’intervention, vos allergies  éventuelles, vos traitements en cours, une maladie récente, vos craintes ou appréhensions. Dans une salle de radiologie, avec une table au-dessus de laquelle se trouve un bras articulé équipé d’un tube à rayons X. Vous êtes allongé sur le dos sur la table. Le médecin ou l’infirmière place des électrodes autocollantes sur votre poitrine afin de pouvoir contrôler l’activité électrique de votre cœur grâce à un électrocardiogramme. Cette surveillance est parfaitement indolore. Le médecin anesthésiste active une perfusion au niveau d’une veine de votre bras pour améliorer le confort de l’examen. Le cardiologue pratique une anesthésie locale au niveau du poignet ou dans le pli de l’aine. Puis il introduit une petite sonde appelée cathéter au bout duquel est placé un ballon et suit sur un écran son cheminement dans l’aorte jusqu’à l’origine des artères coronaires. Il injecte l’iode et réalise plusieurs clichés afin de visualiser la progression du cathéter dans le réseau vasculaire. Le ballon est alors gonflé au niveau du rétrécissement de l'artère et permet l'installation du stent. Le cathéter et le ballon sont ensuite retirés. Cette procédure est précise et codifiée. Un formulaire de consentement éclairé vous aura été présenté avant l'intervention et le médecin aura répondu à vos interrogations.

Où se déroule la pose d’un stent ?

On pose le stent dans une salle dédié du bloc opératoire du Pôle Santé Sud.

Vais-je avoir une anesthésie ?

Vous aurez une anesthésie locale à l’aine ou au poignet.

Est-ce douloureux ? La mise en place du cathéter peut être un moment un peu désagréable. Il s’agit d’une piqûre semblable à une prise de sang. L’anesthésie locale vous évitera d’avoir mal.  L’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps mais c’est une réaction passagère. La présence du médecin anesthésiste améliore le confort et la sécurité de l’examen.

Au bout de combien de temps vais-je retrouver une activité normale ?

Il faudra vous reposer 48 heures. Après, vous pourrez reprendre vos activités.

Quelles sont les complications possibles ?

Il peut y avoir un hématome (bleu). Généralement, la pose d’une compression évite ce désagrément. Cependant une augmentation de volume au point de ponction de l’artère dans les jours qui suivent l’examen doit vous conduire à consulter rapidement. Plus rarement, le maniement de la sonde peut occasionner des « blessures » des vaisseaux sanguins. Au cours de l’examen, exceptionnellement, peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations. Si ces malaises persistent consultez votre médecin ou prévenez l’établissement ou le service qui a pratiqué cet examen. Le produit de contraste (produit iodé) peut provoquer une réaction allergique. Les rayons utilisés à faible dose, sont sans danger. La mise en place du stent est parfois impossible si le rétrécissement ne peut être franchi ou dilaté. A plus long terme, l’artère peut de nouveau rétrécir : c’est une resténose. La resténose se produit lorsqu’une artère se rétrécit de nouveau en raison d’une prolifération de tissu cicatriciel sur la paroi interne de l’artère. La prolifération de tissu cicatriciel est susceptible de se former au niveau du site de l’intervention et apparaît chez certains patients dans les 6 mois suivant le traitement. Aujourd’hui, des stents sont mis au point pour ralentir cet inconvénient : ce sont des stents dits « actifs ». Après la pose d’un stent, la prise de vos médicaments est très importante, il ne faut surtout pas arrêter les anti-agrégants plaquettaires sans demander l’avis de votre cardiologue. Cessez de fumer et surveillez votre alimentation en évitant les graisses.

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis.

La fibrillation ventriculaire est un trouble grave du rythme cardiaque ventriculaire, qui provoque un arrêt cardiaque. Les battements du cœur ne sont plus efficaces et la circulation sanguine n’est plus assurée. Le défibrillateur implantable est un traitement permettant de rétablir un rythme cardiaque normal en cas de fibrillation ventriculaire. En effet, seul un choc électrique rapidement délivré par le défibrillateur peut faire cesser la fibrillation ventriculaire.

Comment fonctionne un défibrillateur implantable ?

Comme un pacemaker, il se compose d’un boîtier alimenté par une pile, placé sous la peau, auquel sont reliées une ou plusieurs sondes dont les extrémités sont positionnées dans les cavités cardiaques. Il fonctionne de manière autonome et surveille en permanence le rythme du cœur. En cas de trouble grave du rythme cardiaque, il délivre une stimulation électrique (choc) qui ramène le rythme ventriculaire à la normale, afin d’éviter l’arrêt cardiaque.

Comment est implanté le défibrillateur ?

Le défibrillateur est installé sous anesthésie locale. Son boîtier, générateur d’impulsions électriques (chocs), est placé sous le muscle pectoral (au niveau de l’épaule, sous la clavicule). Il est relié à des électrodes qui sont introduites par une veine jusqu’au cœur.La durée de l’intervention est d’environ une heure. Le défibrillateur est léger, si bien que, une fois la cicatrisation terminée, on ne le sent pratiquement pas. Dans la plupart des cas, avant l’implantation, il est d’usage de procéder à des examens approfondis afin de vérifier que ce traitement est adapté à votre cas.

La pose d’un défibrillateur implantable comporte-t- elle des risques ?

Il s’agit d’un traitement courant, fiable et éprouvé des troubles du rythme cardiaque. Cependant, comme toute procédure chirurgicale, l’implantation d’un défibrillateur expose à certains risques, notamment anesthésiques (allergies), ainsi qu’à de possibles complications, notamment infectieuses (infections locales) ou hémorragiques (hématomes). Votre médecin vous informera de façon complète sur les différents risques de complications exceptionnelles liées à cette intervention. A distance de la mise en place, une ré-intervention peut être requise pour une défaillance du système et s’avère de toute façon nécessaire pour remplacer le boîtier après quelques années de fonctionnement, en raison de l’usure inéluctable de la pile.
L’intervention est-elle douloureuse ?

Cette intervention est peu ou pas douloureuse, car elle est effectuée sous anesthésie locale. Outre un questionnaire et un bilan préopératoire, on vous demandera de remplir et de signer un formulaire dit « de consentement éclairé ». N’hésitez pas à rappeler à l’équipe médicale, avant l’intervention, vos allergies éventuelles, vos traitements en cours, une maladie récente, vos craintes ou vos appréhensions.

A qui implante-t- on cet appareil ?

A toute personne qui a déjà fait un arrêt cardiaque à cause d’un trouble grave du rythme ventriculaire ou qui présente une maladie cardiaque susceptible d’y prédisposer.
Aurai-je un suivi particulier ?

Oui, au minimum tous les 6 mois. Il est très important pour s’assurer du bon fonctionnement du défibrillateur et de la charge de la pile. Mais surtout votre appareil mémorise vos troubles du rythme, et votre cardiologue pourra ainsi faire le point sur votre état de santé et adapter votre traitement.

Le défibrillateur va-t- il me guérir ?

Le défibrillateur n’agit pas sur la maladie cardiaque elle-même, mais vous protège des conséquences dangereuses de votre maladie. Vous pourrez ainsi reprendre vos activités sereinement.

Cela remplace-t- il un médicament pour mon cœur ?

Non. Souvent, un traitement anti-arythmique est prescrit en association avec le défibrillateur.

Pourrai-je faire du sport ?

C’est possible, mais cela dépend du type de sport ; parlez-en à votre cardiologue. Certains sports à risque, tels que l’escalade, le parachute et la plongée, sont à éviter, ainsi que tous les sports de contact. Le défibrillateur fait la différence entre une anomalie au niveau du ventricule et une accélération du rythme cardiaque liée à l’effort physique. En revanche, comme il est placé au niveau de la poitrine, il faut veiller à ce qu’il ne prenne pas de coups.

Une grossesse est-elle possible ?

Oui. L’appareil en lui-même est sans danger pour le bébé. Par contre, il est important de faire le point sur votre maladie avec votre cardiologue avant de débuter cette grossesse, afin qu’elle se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Peut-on voyager ?

Oui. Cependant, assurez-vous auprès de votre cardiologue que votre bilan médical vous le permet. Ayez toujours votre carnet de porteur de défibrillateur sur vous. Il vous sera utile en cas d’urgence. Présentez-le au personnel de sécurité de l’aéroport : vous ne devez pas être examiné(e) avec un détecteur manuel de métaux. Cela perturberait le fonctionnement de votre appareil.

Des précautions sont-elles nécessaires dans la vie quotidienne ?

Les portiques de sécurité des magasins ne sont pas dangereux, mais il ne faut pas y stationner. A l’aéroport, les parties métalliques du défibrillateur peuvent faire retentir les alarmes de détection. Le bâton magnétique utilisé par le personnel de l’aéroport risque d’affecter temporairement votre appareil. Dans la mesure du possible, demandez à être fouillé(e) à la main, en montrant votre carte de porteur de défibrillateur. Si le personnel insiste pour utiliser le bâton, indiquez que la recherche doit être exécutée rapidement et que le bâton ne peut pas être tenu au-dessus de votre stimulateur. Préférez un kit piéton pour votre téléphone portable. Les plaques à induction sont les seuls appareils électroménagers à redouter. Enfin, de façon générale, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) est interdite pour vous. Cependant les dernières générations de défibrillateur peuvent être compatibles avec la réalisation d’une IRM après avis de votre cardiologue. Le défibrillateur implantable veille en permanence sur votre cœur. Il vous protège 24 heures sur 24 et vous permet de vivre sereinement. Un suivi cardiologique est indispensable tous les 6 mois au minimum. Un carnet indiquant que vous portez un défibrillateur vous sera également remis.

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis

Le pacemaker, encore appelé stimulateur cardiaque, est un appareil électronique capable d’analyser le fonctionnement du cœur et, si nécessaire, de déclencher une stimulation électrique suffisante pour assurer son fonctionnement normal.

Le pacemaker est composé de sondes d’analyse, disposées dans le cœur, reliées à un boîtier renfermant une partie électronique pour effectuer l’analyse et une pile capable de délivrer la stimulation électrique. Ce boîtier est disposé sous la peau, en dessous de la clavicule.

Comment place-t-on un pacemaker ou un défibrillateur?

Une incision est faite en dessous d'une des deux clavicules après une anesthésie locale. La où les sondes sont poussées dans le réseau veineux et la progression de leur extrémité est suivie par un appareil de radioscopie. Elles sont placées et fixées dans les cavités cardiaques.

Les sondes sont ensuite reliées au boîtier qui est introduit dans une poche confectionnée sous la peau dans la région sous-claviculaire, ou plus rarement sous le muscle pectoral. La peau est ensuite recousue.

Combien de temps dure l’intervention ?

L'intervention dure environ une heure mais peut se prolonger en fonction de difficultés rencontrées et du nombre de sondes à implanter. La durée hospitalière moyenne pour ce type de procédure varie entre 24 et 48 heures. Une radio de thorax sera réalisée pour vérifier le positionnement des sondes. Un électrocardiogramme permettra de vérifier le bon fonctionnement de l’appareil.

Quels sont les risques de complications ?

Comme toute procédure chirurgicale, l'implantation d'un stimulateur expose à de possibles complications dans 4 à 6% des cas. Celles-ci sont généralement bénignes mais peuvent parfois être plus graves et très exceptionnellement mortelles.

Les complications précoces incluent notamment le risque de saignement (surtout en cas de traitement anticoagulant), d'infection, de lésion d’un vaisseau sanguin, d’épanchement de liquide ou de sang autour du coeur, de pneumothorax (effraction de la plèvre), de trouble du rythme cardiaque et de déplacement de sonde. Certains de ces problèmes peuvent nécessiter une réintervention précoce. À distance de l'opération, une reprogrammation du système peut être nécessaire et une réintervention peut être justifiée en cas de défaillance du système (panne ou fragilité du stimulateur et/ou d’une ou plusieurs sondes), de menace d'extériorisation du matériel à travers la peau ou d’infection.

Y at-il des précautions concernant la cicatrice ?

La cicatrice doit restée propre et sèche pendant 10jours. Les fils placés pour refermer la plaie sont résorbables, il ne faudra donc pas les retirer. Il sera important de ne pas exposer votre cicatrice au soleil ou de veiller à mettre de la crème solaire. Il faudra éviter de mobiliser de façon extensive le bras situé du côté de l'appareil pendant au moins 1 mois. Si votre plaie est douloureuse et/ou rouge et/ou qu'il y a un écoulement, n'hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou votre cardiologue

Quel est la fréquence du suivi ?

La première visite intervient  1 à 2 mois après l'implantation. Ensuite, une visite tous les 6 mois sera nécessaire pour réaliser un électrocardiogramme et pour contrôler le fonctionnement du boitier, des sondes et de la batterie du pacemaker. Cette visite peut être plus espacée (annuelle) si votre pacemaker dispose d’un système de surveillance à distance (télécardiologie).

La durée de vie moyenne d’un pacemaker est de 5 à 10 ans du fait de l’usure de la batterie. Il faut donc procéder au changement du boîtier avant son usure complète. L'intervention est plus rapide car les sondes restent en place.

Quelques conseils pratiques pour votre vie au quotidien ?

De manière générale, il y a peu de précautions à prendre. Cependant, il faut prendre garde aux interférences électromagnétiques.

Une carte d'identité de l'appareil vous a été délivrée. Elle doit toujours vous  accompagner  car elle permet d'identifier votre pacemaker.

Vous pouvez voyager avec votre appareil. Cependant, dans un aéroport, il sera important de présenter votre carte de porteur d'un stimulateur cardiaque.

Des précautions sont également indispensables dans le domaine médical: il faut prévenir l'anesthésiste et le chirurgien  en cas d'intervention. La réalisation d'une IRM  (résonance magnétique nucléaire) est formellement contre-indiquée avec les appareils d’ancienne génération. Elle est envisageable pour les pacemakers plus récents mais après en avoir informé  votre cardiologue qui procédera à des réglages spécifiques de l’appareil.

Il est conseillé d'éviter la proximité des plaques de chauffage à induction à moins de 50 cm d'un stimulateur car il y a un risque d'inhibition du stimulateur, ou la pratique de la soudure à l'arc. En revanche, l'usage du four à micro-ondes n'est absolument pas dangereux. Ne vous éternisez pas au milieu des portiques de magasin.

Qu’est-ce que le choc électrique externe

Le choc électrique externe (cardioversion) est un acte médical consistant à faire passer volontairement et de manière brève un courant électrique dans votre cœur lorsque celui-ci est trop rapide en raison de certaines tachycardies (en particulier la fibrillation atriale) afin de rétablir un rythme cardiaque normal.

Comment se déroule le choc électrique externe ?

Le courant est appliqué sur le thorax par l’intermédiaire de deux palettes métalliques ou autocollantes reliées à un appareil appelé défibrillateur externe. Avant le choc électrique externe, vous devez suivre un traitement anticoagulant efficace. La réalisation d’une échographie cardiaque trans-œsophagienne est parfois nécessaire, notamment si votre traitement anticoagulant est jugé insuffisant. Vous devez voir l’anesthésiste en consultation avant le choc  car il est réalisé au cours d’une brève anesthésie générale. Un ou plusieurs chocs électriques seront délivrés pour rétablir le rythme normal. Après le choc, vous serez surveillé en salle de réveil.

Quels sont les bénéfices du choc électrique externe ?

Le choc électrique externe permet de rétablir un rythme normal dans la majorité des cas mais il peut être observé des récidives très précoces du trouble du rythme après un choc efficace.  Le rétablissement d’un rythme normal a pour but de diminuer vos symptômes, le choc électrique externe n’empêche pas les récidives du trouble du rythme. Un traitement adapté pourra vous être proposé

Le choc électrique externe comporte-t-il des risques ?

Ils sont rares et le plus souvent bénins : Une brûlure superficielle de la peau sur le thorax à l’endroit où les palettes sont appliquées, un rythme cardiaque anormalement lent, un autre trouble du rythme cardiaque. Vous restez hospitalisé avec une surveillance continue du rythme cardiaque pendant 24 heures après la procédure.  Parfois il peut survenir un accident thrombo-embolique par migration d’un caillot sanguin présent dans les cavités cardiaques, notamment un accident vasculaire cérébral mais ce risque est limité par l’utilisation du traitement anticoagulant.

Cette mesure est possible avec un appareil de mesure qui enregistre la pression artérielle tout au long de la journée. Il permet de contrôler les variations quotidiennes de votre pression artérielle et de dépister une éventuelle hypertension artérielle.

Pourquoi mon médecin m’a-t-il prescrit une mesure ambulatoire de la pression artérielle, une MAPA ?

Votre médecin a besoin d’obtenir un enregistrement de votre pression artérielle sur une durée de 24 heures.
L’appareil permet de dépister une éventuelle hypertension artérielle et ses variations au cours des 24 heures.
Il est également utile pour vérifier la pression artérielle des personnes qui suivent un traitement contre l’hypertension.

Comment la pose de cet appareil s’effectue-t-elle ?

L'appareil est souvent appelé Holter tensionnel, du nom de l'inventeur de la méthode, par extension du Holter effectué pour surveiller le coeur. Il sera mis en place à la clinique lors d’un rendez_vous dédié.
L’appareil d’enregistrement est fixé à votre ceinture, il est relié à un brassard fixé autour de votre bras.
Le dispositif est généralement installé le matin et vous l’enlèverez le lendemain.
Au cours des 24 heures, la pression artérielle sera prise toutes les 15 minutes pendant la journée et toutes les 30 minutes pendant la nuit.

Quelles précautions dois-je prendre pendant ces 24 heures ?

Ne changez rien à vos activités habituelles.
Notez que la prise de pression artérielle s’accompagne d'un léger bruit lié au gonflement du brassard.
Veillez à avoir le bras bien tendu lorsque le brassard gonfle automatiquement au moment de la mesure.
Il vous sera demandé de noter l’heure de vos repas, de vos activités physiques et de la prise de vos médicaments.
Notez également l’horaire en cas de symptômes (maux de tête, sensations vertigineuses, fatigue brutale inexpliquée, bouffées de chaleur).
Tant que vous porterez l'appareil de mesure, vous ne pourrez pas prendre de douche ni de bain.

Quels sont les avantages d’un tel enregistrement ?

Cet appareil permet de recueillir les chiffres de votre pression artérielle de jour comme de nuit.
Il évite le phénomène de stress éprouvé chez le médecin, qui peut entraîner une augmentation de la pression artérielle ne reflétant pas votre pression artérielle  habituelle.
Il renseigne sur les variations de la pression artérielle pendant l’effort, le repos, le sommeil.
Grâce aux valeurs recueillies, le médecin pourra adapter au mieux votre traitement.

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis

L’échographie cardiaque permet d’explorer les différentes parties du cœur (dimensions, mouvements) grâce aux ultrasons.

Qu'est-ce que l'échographie cardiaque ?

L'échographie cardiaque est une technique d'imagerie médicale pour visualiser les différentes parties du coeur parfois en 3D et les voir fonctionner en temps réel.

L'échographie cardiaque permet d'appréhender la structure du coeur : épaisseur et taille des parois, des oreillettes, des ventricules, des valves.

Elle est généralement prescrite pour vérifier certains symptômes et suivre l'évolution des pathologies cardiaques.

On y a également recours pour évaluer la gravité d'un souffle.

Comment me préparer avant l'examen à la maison ?

Aucune préparation particulière préalable n'est requise.

Vous pouvez manger normalement.

Prenez vos médicaments comme d'habitude.

Comment se déroule l'examen ?

Dans une salle d'examen ordinaire avec un appareillage simple.

Pendant l'échographie cardiaque, vous êtes couché sur le dos ou sur le côté.

Votre poitrine est enduite d'un gel à l'eau pour faciliter la transmission des ultrasons.

Le capteur placé sur votre thorax permet de visualiser en direct les images de votre coeur. Elles peuvent être enregistrées en mouvement, mais ce sont les clichés qui sont utilisés et conservés pour prendre les mesures nécessaires au diagnostic.

C'est un examen indolore qui n'entraîne aucun effet secondaire.

L’examen présente-t-il des risques ?

L’échographie cardiaque est un examen totalement indolore.
Les ultra-sons utilisés sont sans danger. Il n’y a aucune contre-indication ni effet secondaire.

Combien de temps dure-t-il ?

Pas plus d'une demi-heure.

Et les résultats ?

Les résultats sont généralement commentés immédiatement.

Rangez bien vos résultats, classez-les et n'oubliez pas de les apporter lors d'une prochaine consultation.

 

La coronarographie permet de visualiser les artères du cœur. C’est l’examen de référence en cas de suspicion d’infarctus du myocarde ou d’angine de poitrine.

Qu’est-ce que la coronarographie ?

Cet examen consiste à injecter de l’iode – un produit de contraste inoffensif sauf en cas d’allergie à l’iode – dans les artères coronaires qui irriguent le cœur, afin de les rendre visibles sur des images radiologiques.

Il étudie les artères coronaires, afin de détecter les anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle, comme un rétrécissement ou un caillot.

Il permet de localiser le nombre et les caractéristiques de ces obstacles. Il mesure aussi les pressions à l’intérieur des cavités cardiaques.

Comment me préparer avant l’examen à la maison ?

Cet examen se pratique lors d’une hospitalisation au Pôle Santé Sud. Vous pouvez vous y rendre seul (e), mais prévoyez de vous faire raccompagner.

Vous y arriverez la veille et vous ne ressortirez la plupart du temps que le lendemain. Pensez à préparer vos affaires personnelles.

En arrivant à la clinique, indiquez votre traitement et d’éventuelles allergies.

Le jour de l’examen, vous ne devez ni manger, ni boire, ni fumer pendant les quatre à six heures qui précèdent l’examen.

Comment se déroule l’examen ?

La coronarographie se déroule dans une salle dédié du bloc opératoire de la clinique.

Vous êtes allongé sur le dos sur la table.

Le médecin ou l’infirmière place des électrodes autocollantes sur votre poitrine afin de pouvoir contrôler l’activité électrique de votre cœur grâce à un électrocardiogramme. Cette surveillance est parfaitement indolore.

Le médecin anesthésiste vous administre une perfusion au niveau d’une veine de votre bras pour améliorer le confort de l’examen.

Le cardiologue pratique une anesthésie locale au niveau du poignet ou  dans le pli de l’aine.

Puis il introduit une petite sonde appelée cathéter et suit sur un écran son cheminement dans l’aorte jusqu’à l’origine des artères coronaires.

Il injecte l’iode et réalise plusieurs clichés afin de visualiser le réseau vasculaire.

Dites ce que vous ressentez.

Après l’examen, le cardiologue retire le cathéter et réalise un point de compression afin d’éviter tout saignement.

Vous devez rester allongé quelques heures, mais vous pouvez manger et boire normalement.

A la lecture des images obtenues, le cardiologue fait un premier commentaire.

Ce n’est pas très douloureux : l’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps, mais c’est une réaction passagère.

L’examen est-il douloureux ?

La mise en place du cathéter peut être un moment un peu désagréable. Il s’agit d’une piqûre semblable à une prise de sang. L’anesthésie locale vous évitera d’avoir mal.  L’injection de l’iode entraîne une sensation de chaleur dans le bras, puis dans tout le corps mais c’est une réaction passagère. La présence du médecin anesthésiste améliore le confort et la sécurité de l’examen.

L’examen présente-t-il des risques ?

Il peut y avoir un hématome (bleu). Généralement, la pose d’une compression évite ce désagrément.

Cependant une augmentation de volume au point de ponction de l'artère dans les jours qui suivent l'examen doit vous conduire à consulter rapidement.
Plus rarement, le maniement de la sonde peut occasionner des "blessures" des vaisseaux sanguins.

Au cours de l'examen, exceptionnellement peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations. Si ces malaises persistent consultez votre médecin ou prévenez l’établissement ou le service qui a pratiqué cet examen.

Le produit de contraste (produit iodé) peut provoquer une réaction allergique.

Les rayons utilisés à faible dose, sont sans danger.

Combien de temps dure l’examen ?

Entre une demi-heure et une heure pour l’examen proprement dit.

Environ 5 heures de repos après l’examen.

A votre retour, ménagez-vous quelques jours après l’examen : pas de gestes brusques ni d’exercices soutenus.

Et les résultats ?

La plupart du temps, les résultats sont remis dans les heures qui suivent

Rangez bien vos résultats, classez-les et n’oubliez pas de les apporter lors d’une prochaine consultation.

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis

 

Le test d’effort analyse les réactions du cœur au cours d'un exercice progressif (vélo d’appartement ou tapis de course).

Qu'est-ce que le test d'effort ?

On l'appelle également électrocardiogramme (ECG) d'effort. C'est un électrocardiogramme réalisé en faisant un effort physique.

Il consiste à enregistrer votre rythme cardiaque et votre pression artérielle au cours d'une série d'exercices physiques réalisés sur un vélo, type vélo d'appartement, ou sur un tapis de course inclinable.

Il permet d'évaluer la perfusion de votre coeur à l'effort et donc de dépister des atteintes coronaires.

Ce test d'effort est proposé après un examen médical.

Comment me préparer avant l'examen à la maison ?

Respectez la consigne qui vous a été donnée en consultation concernant la prise de vos médicaments habituels. Suivant les cas, la prise sera poursuivie ou interrompue.

Si l'examen est réalisé après le déjeuner, prenez un repas léger sans alcool, ni tabac, ni caféine.

Portez des vêtements amples, faciles à déboutonner au niveau du thorax, et des chaussures confortables. Vous pouvez porter une tenue de sport.

Vous aurez la possibilité de prendre une douche après l’examen si vous apportez le nécessaire.

Vous pouvez repartir par vos propres moyens et reprendre une activité normale, mais vous pouvez prévoir de faire appel à un tiers si vous vous sentez fatigué.

Comment se déroule l'examen ?

Dans une salle d'examen ordinaire avec un appareillage simple.

Vous êtes installé sur un vélo d'appartement ou sur un tapis roulant.

Le médecin ou l'infirmière place des électrodes autocollantes sur votre poitrine et un tensiomètre sur votre bras.

Le médecin explique ensuite le fonctionnement de l'appareil et le rythme à adopter.

Ces préparatifs sont suivis d'un premier enregistrement de l'électrocardiogramme, ainsi que d'une mesure de votre tension au repos.

L'exercice est progressif, facile au départ, il s'intensifie par la suite.

Votre effort doit être constant aussi longtemps que possible.

Dites ce que vous ressentez. Le médecin ou les infirmières vous interrogeront régulièrement à ce propos.

A l'issue de l'exercice, poursuivez les mouvements quelques minutes sans résistance afin de récupérer. L'enregistrement des données ne s'achève qu'avec le retour aux valeurs normales.

Ce n'est pas un examen douloureux, mais il demande un effort.

L’examen présente-t-il des risques ?

L'épreuve d'effort en cardiologie est bien codifiée et encadrée. Elle est réalisée par un cardiologue assisté d'une infirmière. Le cardiologue s'assure que vous ne présentez pas de contre-indications à la pratique de l'examen.
Avant et pendant l'examen, votre cœur fait l'objet d'une surveillance. Vous signalerez pendant l'examen la survenue de toute difficulté ou symptôme. Les risques de survenue d'un trouble cardiaque sont faibles et toutes les précautions sont prises pour les éviter.

Cet examen se déroule dans une salle dédiée avec des structures de réanimation à proximité, qui permettra la prise en charge d'une éventuelle complication.

Combien de temps dure-t-il ?

10 à 15 minutes pour l'examen proprement dit et 15 minutes de préparatifs.

Ménagez-vous une heure de repos à l'issue du test.

Et les résultats ?

La plupart du temps les résultats sont remis immédiatement.

Rangez bien vos résultats, classez-les et n'oubliez pas de les apporter lors d'une prochaine consultation.

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis

Une échocardiographie transœsophagienne est un examen qui permet d’observer avec précision le cœur et l'aorte par l’intermédiaire d’une sonde à ultrasons introduite dans l’œsophage.

Quel est le principe de cet examen ?

L’échocardiographie permet au cardiologue d’examiner les différentes structures du cœur et d'analyser son fonctionnement grâce aux ultrasons.

Quand la sonde à ultrasons est placée sur la peau, au niveau du thorax, le faisceau d'ondes ultrasonores traverse la paroi thoracique et les poumons, pour atteindre le cœur : on parle d’échocardiographie transthoracique.

Lorsque la sonde à ultrasons est placée à l’intérieur de l’œsophage et que le faisceau d'ondes ultrasonores traverse la paroi de l’œsophage pour atteindre le cœur : on parle d’échocardiographie transœsophagienne.

En pratique l’échographie transthoracique précède toujours l’échocardiographie transœsophagienne.

Qu'apporte l’échocardiographie transœsophagienne par rapport à l’échocardiographie standard transthoracique ?

Les résultats des deux examens se complètent.

L’œsophage étant accolé au cœur, la vue échographique du cœur par l’intérieur de l’œsophage (échocardiographie transoesophagienne) est plus précise que la vue transthoracique (à travers le thorax) pour certaines parties du coeur.

Ainsi, l’échocardiographie transœsophagienne est utile quand une exploration très détaillée du cœur est nécessaire :

  • recherche d'une atteinte d’une valve cardiaque (fuite éventuelle, infection),
  • recherche d'une présence d’un caillot dans le cœur suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) par exemple,
  • ou recherche d'un problème au niveau de la paroi de l’aorte.

De plus, cet examen complète l’échocardiographie transthoracique quand celle-ci est effectuée dans des conditions techniques trop difficiles et ne permet pas de visualiser des images satisfaisantes.

Comment va se dérouler mon examen ?

Cet examen ne pourra être réalisé que si vous êtes à jeûn depuis au moins 6 heures. Vous enlevez vos prothèses dentaires amovibles et vos lunettes si vous en possédez, vous êtes allongé sur un lit d’examen, habituellement sur le côté gauche.

L’examen débute par la pulvérisation d’un spray d’anesthésique dans votre arrière-gorge afin d’insensibiliser cette région, et de rendre le passage de la sonde indolore.
Un sédatif (médicament pour vous relaxer) est parfois injecté dans une veine du bras.
Le médecin place un embout dans votre bouche, appelé cale-dent, pour guider la sonde et vous éviter de la serrer entre vos dents.

La sonde d’échographie transœsophagienne est nettement plus petite que celle utilisée pour une échocardiographie transthoracique. Elle est positionnée à l’extrémité d’un tube souple et on vous demande de l’avaler pour qu’elle se glisse jusqu’à votre œsophage (comme pour une fibroscopie de l’estomac).

Au cours de l’examen vous ne ressentez aucune douleur, mais il est normal de ressentir une gêne ou parfois une sensation nauséeuse.

En déplaçant l'extrémité de la sonde, le médecin peut examiner le cœur sous différents angles.

Dans la majorité des cas, la sonde n'est pas laissée plus de 5 à 10 minutes dans l’œsophage.

Quelles sont les précautions à prendre avant l'examen ?

  • Vous devez rester à jeun dans les 6 heures qui précèdent l’examen.
  • Si vous suivez un traitement quotidiennement, vous prendrez vos médicaments à distance de l’examen avec une petite gorgée d’eau.
  • Signalez au médecin : toute allergie, maladie de l’œsophage, antécédent de vomissement de sang, ou traitement antérieur par radiothérapie au niveau du thorax. En effet, certaines situations interdisent de pratiquer cet examen.

Quels conseils dois-je suivre pour améliorer mon confort pendant l'examen ?

  • Se détendre le plus possible (cela facilite considérablement le passage de la sonde).
  • Laissez couler votre salive sans essayer de la retenir.
  • Essayer de ne pas parler car la sonde vous en empêche.
  • Respirer lentement et régulièrement.

Y a-t-il des précautions à prendre après l’examen ?

  • Vous devrez attendre au moins deux heures avant de manger ou boire afin d’éviter tout risque de « fausse route » (avaler de travers).
  • Si vous avez reçu des sédatifs par voie intraveineuse, la conduite automobile n'est pas autorisée pendant les 12 heures qui suivent l'examen. Il est conseillé d'être accompagné.
  • Signalez au médecin l’apparition de saignements, de douleurs persistantes dans la gorge ou la poitrine dans les heures ou les jours qui suivent l’examen.

Cet examen est-il douloureux et comporte-t-il des risques ?

Pendant les heures qui suivent l’examen, vous pouvez ressentir une douleur au niveau de l’arrière-gorge, un peu comme une angine. Vous attendrez deux heures après l’examen pour éventuellement utiliser des pastilles adoucissantes pour la gorge.

Des incidents bénins sont possibles tels que des troubles digestifs, des palpitations... Les complications graves sont extrêmement rares. Elles peuvent être liées notamment à une maladie de l'œsophage.

Les informations obtenues grâce à l'échocardiographie transœsophagienne vont permettre au médecin de confirmer ou d'éliminer un diagnostic qui était suspecté (infection de valve, caillot, problème de l'aorte…), d'évaluer la sévérité d'une atteinte des valves ("d'origine" ou prothèse), ou éventuellement d’orienter certaines décisions d'interventions. Cet examen ne pourra être réalisé que si vous êtes à jeûn depuis au moins 6 heures.

L'échocardiographie de stress permet d’évaluer si les artères du cœur irriguent correctement le muscle cardiaque, y compris lors d’une accélération rapide de la fréquence cardiaque appelée « stress ». Elle consiste à visualiser et analyser les modifications de la contraction du cœur lors d'un stress correspondant à une situation d'effort physique réelle ou reproduite via l'injection de certains médicaments.

Pourquoi me propose-t-on une échographie de stress ?

Votre médecin vous a prescrit une échocardiographie de stress afin de vérifier l’état de votre réseau d'artères (coronaires) qui apportent nutriments et oxygène au muscle cardiaque.

En effet, une ou plusieurs de vos artères coronaires peuvent être "encrassées" par la présence de plaques d'athéromes, constituées en partie par un excédent de mauvais cholestérol. Ces plaques réduisent le calibre de vos artères et le sang passe donc plus difficilement. Cela peut toutefois suffire à assurer le bon fonctionnement de votre cœur au repos.

En revanche, lorsque le besoin en oxygène est plus important, au cours d'un effort par exemple, les artères coronaires encrassées peuvent ne plus permettre un approvisionnement suffisant en sang du muscle cardiaque. Cela se traduit par une contraction anormale du muscle cardiaque.

En quoi consiste l’examen ?

L'échocardiographie de stress est un examen utilisé pour étudier la contraction de votre cœur :

  • soit au cours d'un effort : échocardiographie réalisée pendant un effort de pédalage sur vélo,
  • soit sous perfusion d'un médicament : la dobutamine, visant à reproduire artificiellement les conditions d'effort en augmentant la fréquence cardiaque progressivement. Cette dernière méthode est d'autant plus utile en cas de problèmes articulaires.

C’est un examen de dépistage ou de surveillance d’une maladie coronarienne qui peut aussi mettre en lumière d’éventuelles anomalies du fonctionnement des valves cardiaques à l’effort. Il permet au cardiologue de choisir le traitement le mieux adapté à votre situation.

Comment se déroule une échocardiographie de stress ?

L'échocardiographie est un examen qui se réalise à la clinique avec un cardiologue et une infirmière et qui dure environ 30 minutes.

Il se déroule en 3 étapes :

  • La première partie de l’examen est identique à une échocardiographie cardiaque standard. Vous vous déshabillez jusqu'à la taille. Des électrodes autocollantes sont placées sur votre poitrine et reliées à un électrocardiogramme (ECG) pour surveiller votre rythme cardiaque. Votre pression artérielle est également contrôlée régulièrement au cours du test. Une perfusion est placée dans une veine de votre bras. Vous êtes allongé(e) sur un lit d’examen sur le côté. Le médecin place délicatement la sonde à ultrasons et le gel incolore sur la peau de votre thorax. Il déplace l'extrémité de la sonde et peut ainsi examiner le cœur sous différents angles et enregistrer des images de votre cœur au repos.
  • La deuxième partie de l’examen est consacrée à l’effort pour mettre votre cœur en situation de « stress ».

Lors d’une reproduction des conditions d'effort, la dobutamine est injectée progressivement par perfusion ce qui fait que la fréquence cardiaque et la force de contraction du cœur augmentent par palier (par étape, progressivement). Vous restez en position allongée sur le côté et le médecin enregistre les images de contraction de votre cœur à différentes fréquences du cœur.

En cas d’effort physique sur le vélo, l'exercice est de plus en plus intense. Le médecin va vous encourager pour atteindre un certain niveau d’effort, et là encore il enregistre les images de contraction de votre cœur à différentes fréquences du cœur.

  • La troisième partie correspond à l’étape de récupération (retour au calme). Le médecin suit les modifications de contraction de votre cœur pendant la phase de retour au calme qui se déclenche par arrêt de l'activité physique (effort) ou l’arrêt de la perfusion de dobutamine.

Votre rythme cardiaque, l’électrocardiogramme et votre pression artérielle seront contrôlés jusqu’à récupération complète. Cela peut prendre plusieurs minutes.

Quelles précautions dois-je prendre avant l'examen ?

  • Votre médecin vous informera sur la nécessité de ne pas prendre certains médicaments au moins 24 heures avant le test.
  • Vous devez continuer les autres médicaments comme d'habitude.
  • Pour une échographie d'effort avec activité de pédalage : vous pouvez manger et boire normalement. Pensez à prendre une tenue confortable pour le pédalage (bas de survêtement, baskets).
  • Pensez à informer le médecin si vous avez des allergies, de l’asthme, un glaucome ou des problèmes prostatiques qui contre-indiqueraient l’administration de certains médicaments en fin de test.
    Signalez toute éventuelle douleur thoracique récente car elle pourrait représenter une contre-indication à la réalisation de cet examen.

Cet examen est-il douloureux ?

Cet examen est indolore. Néanmoins, pendant l'examen vous pouvez ressentir une sensation désagréable de palpitations (accélération du cœur) et/ou des picotements cutanés en particulier au niveau du cuir chevelu. Ce sont des signes bénins.
Une douleur thoracique peut se produire de manière rare à l'accélération de votre cœur. Il faut le signaler au médecin. Ces situations cèdent rapidement avec l’interruption de l’examen ou un traitement adapté.

Dans tous les cas, vous devez toujours signaler au médecin toute sensation inhabituelle désagréable : malaise, palpitations, douleur thoracique, essoufflement, sensations de sueurs ou d'angoisse.

Y a-t-il des précautions à prendre après l'examen ?

Vous pouvez reprendre vos activités habituelles.
En cas d'échocardiographie à la dobutamine, le médecin vous demandera de rester tranquille une vingtaine de minutes, afin de s’assurer que les effets du médicament aient disparu.

Cet examen présente-t-il des risques ?

Cet examen d’imagerie médicale à base d’ultrasons produit des images, est parfaitement indolore et n’utilise pas de radioactivité.

Les complications sont exceptionnelles. Il peut se produire :

  • Une baisse de la pression artérielle, surveillée attentivement pendant l'examen.
  • Une accélération anormale de votre rythme cardiaque appelée arythmie. Si cette dernière est grave (situation exceptionnelle), tous les moyens de réanimation sont à disposition pour la traiter donc réaliser cet examen en toute sécurité.

L'échocardiographie de stress est un excellent examen pour évaluer l’état des artères du cœur. Avant l'examen, pensez à informer le médecin si vous avez des allergies, de l’asthme, un glaucome ou des problèmes prostatiques et signalez toute éventuelle douleur thoracique récent

 

Fiche d’information reproduite avec l’amabilité de Docvadis

Pourquoi vous propose-t-on une ablation par radiofréquence ?

Cette technique introduite en cardiologie depuis la fin des années 80 consiste à utiliser les effets des courants de radiofréquence pour supprimer certaines tachycardies (accélérations du rythme cardiaque). Dans les indications habituelles, elle est efficace dans la majorité des cas. Les courants de radiofréquence sont transmis vers l’intérieur des cavités cardiaques par l’intermédiaire d’un cathéter (câble électrique recouvert d’une gaine en plastique) et provoquent à son extrémité une brûlure de petite taille  dans une zone étant déterminante dans le déclenchement de votre trouble du rythme.

Certaines tachycardies peuvent être traitées par un nombre restreint d’applications de courant, d’autres nécessitent plusieurs applications. Outre le cathéter destiné à transmettre le courant de radiofréquence, d’autres cathéters sont généralement utilisés afin de localiser très précisément la région cible.

Comment se déroule la procédure ?

Ces cathéters sont introduits sous anesthésie locale par ponction d’une artère ou d’une veine au niveau de l’aine. Ils sont placés à l’intérieur des cavités cardiaques sous contrôle des rayons X, à des doses aussi basses que possible.  Le détail des doses reçues fait partie intégrante des comptes rendus qui vous seront remis.

Il est nécessaire d’être à jeun, allongé sur une table de radiologie située dans une salle spécialement équipée.  Une simple anesthésie locale, au niveau des points de ponction vasculaire, associée parfois à un traitement sédatif est effectuée. En cas d’intervention complexe (ablation de fibrillation auriculaire) on peut pratiquer une anesthésie générale.

Des épreuves de stimulation cardiaque sont souvent réalisées pour préciser le trouble du rythme et orienter le traitement. L’examen est peu douloureux mais le passage du courant de radiofréquence est parfois accompagné d’une sensation de brûlure.

Afin d’éviter un saignement local après la procédure, une compression est réalisée au niveau des points de ponction.  Dans certains cas, on utilise un système de fermeture automatique. Dans tous les cas, vous devrez rester allongé après la procédure pendant quelques heures sans plier la jambe. Vous serez par ailleurs  sous surveillance électrocardiographique pendant 24 à 48 heures.

L’ablation par radiofréquence comporte-t-elle des risques ?

La plupart des complications  sont bénignes : – Hématomes au point de ponction ; – Douleurs thoraciques transitoires. – En cas de procédure particulièrement longue, un érythème peut apparaître sur une petite surface rectangulaire de votre thorax. Certaines complications sont plus sévères et rares : Epanchements péricardiques (saignements dans l’enveloppe qui entoure le cœur).  Nécessiter de mettre en place d’un stimulateur cardiaque définitif.  Troubles du rythme cardiaque pouvant nécessiter un choc électrique.  Accidents thrombo-emboliques par formation de caillots sanguins qui peuvent migrer dans la circulation.  Lésions vasculaires pouvant nécessiter un traitement chirurgical local. Toutes les précautions sont prises avant, pendant et après l’intervention pour limiter au maximum ces risques.

Quels bénéfices peut-on attendre de l’ablation par radiofréquence ?

Dans les indications habituelles, elle est efficace dans la majorité des cas. Elle entraîne la disparition complète ou la réduction significative des symptômes fonctionnels et des complications. Elle permet de réduire voire de supprimer les traitements médicamenteux qui pouvaient être mal tolérés ou insuffisamment efficaces.  Il est parfois nécessaire de répéter l’intervention  pour obtenir un résultat.

Depuis avril 2009, l’hôpital de jour du centre François Gallouédec est positionné sur le site du Pôle Santé Sud. Il propose une prise en charge ambulatoire de réadaptation cardiaque. Les séances se déroulent trois fois par semaine sous la surveillance d’une équipe spécialement formée et d’un cardiologue. La réadaptation cardiaque complète les soins reçus pendant votre séjour à la clinique.

Quelles ont les indications de la réadaptation cardiaque ? 

Elles sont nombreuses : dans les suites de la chirurgie coronaire (pontages), dans les suites d’infarctus du myocarde, dans l’angor (angine de poitrine) stable, en cas de facteurs de risque associés (hypertension artérielle, surpoids, diabète),  dans les suites d’angioplastie coronaire, en cas d’insuffisance cardiaque chronique, transplantation cardiaque, artériopathie des membres inférieurs.

Que comprend la réadaptation cardiaque ?

 

Le programme de réadaptation cardiaque poursuit deux axes :

1 - Un entraînement à l’effort pour vous permettre de récupérer la meilleure condition physique possible. Il a été montré par de nombreux travaux scientifiques que la pratique régulière d'une activité physique améliorait très nettement le pronostic cardiovasculaire.

Au cours des séances d’entraînement vous effectuez plusieurs types d’efforts musculaires, tous nécessaires et complémentaires. Le travail en endurance sur vélo ou sur tapis roulant est très important pour protéger les vaisseaux, le travail de renforcement musculaire et de gymnastique permet une meilleure récupération de la force musculaire.

Au cours de ces activités, vous êtes pris en charge par des professionnels de santé formés à la surveillance des patients cardiaques. Les exercices proposés sont adaptés à votre tolérance à l’effort, votre fréquence cardiaque et, dans certains cas à votre pression artérielle. Pour rester efficace, cet entraînement doit être poursuivi tout au long de votre vie.

2 - Un programme d’éducation thérapeutique dont l’objectif est d’acquérir les  compétences qui vont vous permettre d’avoir vous-même une influence favorable sur le cours  de votre maladie. Ce programme doit répondre à vos objectifs de santé que nous vous  aiderons à fixer et à votre vie familiale, sociale et professionnelle. La mise en œuvre  repose sur des séances collectives ou individuelles. Les séances en groupe ont le mérite de créer une dynamique et de favoriser les échanges d’expérience. Le programme aborde les mécanismes de votre maladie, la diététique, l'activité physique, les traitements médicamenteux, le tabac et bien d’autres domaines.

Comment se passe votre accueil en réadaptation ?

Vous êtes pris en charge par l’équipe soignante qui vous expose le déroulement du programme. Un cardiologue pratique un examen clinique, un électrocardiogramme,  et tout autre examen nécessaire. Le plus souvent un test d'effort a été réalisé avant le début de la réadaptation et permet d’établir un programme d’entraînement adapté et de déterminer le nombre de séances nécessaires.

Les efforts réalisés comportent-il des risques ?

Les risques sont faibles : troubles du rythme cardiaque, douleur thoracique, malaise,

chute, complications articulaires ou musculaires. Les complications graves sont exceptionnelles (infarctus, arrêt cardiaque, accident vasculaire cérébral, décès). Du personnel compétent et formé aux gestes d’urgence assure votre prise en charge. Un cardiologue est présent en permanence pendant les séances.